LOOPING ! Stop motion au MRAC de Sérignan.

16 Jan 2017

 

A côté de mon activité de photographe-plasticienne-névrosée, je propose et anime des ateliers d'arts et d''expression plastique.
En décembre dernier, le Musée Régional d'Art Contemporain de Sérignan m'a proposé d'intervenir pour un atelier de 3 jours dans le cadre de leur programme " Mes vacances au musée". Aussi, comme l'équipe du musée à bien pris soin de documenter l'atelier, je me suis dit que c'était l'occasion parfaite pour rédiger un article sur l'envers du décor de ces fameux ateliers et te montrer comment je fonctionne. (Chaque atelier étant unique cet article est seulement un exemple parmi tant d'autres.)

 

J'aime diviser mes ateliers en plusieurs temps distincts :

 

 U N    T E M P S    D E    D É C O U V E R T E 

 

Avant chaque atelier, je mets en place une discussion avec les enfants présents. Pour cet atelier la discussion était centrée autour des dessins animés : Est ce qu'ils en regardent souvent ? Est ce qu'ils durent longtemps ? Est ce que les dessins sont tous les mêmes ? Est ce que ça existe depuis longtemps ? Et comment c'est fait un dessin animé ? Ensuite, pour ajouter du contenu à notre discussion nous avons regardé d'anciens dessins animés, les ancêtres de ceux qu'on l'on voit aujourd'hui. En voici un petit extrait.

 

  • Le praxinoscope d'Emile Reynaud (CLIQUE) que certains ont immédiatement reliés à l'effet d'optique que l'on obtient en alternant très rapidement relié à l'effet d'optique (un thaumatrope en réalité) que l'on obtient en alternant rapidement l'image d'un oiseau et celle d'une cage. (CLIQUE)

  • Nous avons essayé de comprendre comment J.S Blackton avait réussi à animer ses dessins à la craie, sans que l'on voie ses mains dessiner. Les hypothèses ont jailli de tous les côtés, et les cerveaux ont commencé à chauffer.

  •  Nous en sommes aussi arrivé a la réflexion que tous les dessins animés, n'étaient pas dessinés ; que certains étaient en volume et que ce genre d'animation s'appelait "stop motion" (stop image) . (CLIQUE1)  (CLIQUE2) (CLIQUE3)

  • Nous avons aussi regardé des documents plus récents, notamment pour démontrer aux plus dubitatifs que l'ont peut faire beaucoup de choses avec du temps, de l'imagination et du papier.
     

A la fin de la séquence vidéos, les petits comme les grands avaient assimilé le principe de base d'animation.

Je cite "HOP UN MOUVEMENT, HOP UNE PHOTO ! "

 

U N    T E M P S     D E    R É F L E X I O N


                       Mais avant de passer à l'animation, il y a du travail ! Il faut avant tout choisir une histoire, un scénario.
--> choisir 1 décor (fixe et/ou avec quelques éléments mouvants)
--> choisir à minima 1 personnage ou objet
--> choisir à minima 1 action 

 

Une fois l'histoire de notre animation réfléchie et choisie, il faut réaliser un storyboard. Le storyboard, c'est un peu le brouillon de notre animation. Il va nous permettre de décomposer, case par case, les mouvements de notre cartoon. (On  peut voir dans ma pratique perso ma névrose du brouillon avec mes nombreux moodboard squi sont l'équivalent des storyboards dont je parle ici).

Le storyboard est une étape cruciale et nécessaire, afin de pouvoir être serein lors de la prise vue. 

Un exemple de storyboard sur lequel on peut voir 1) le mouvement d'une mouche qui vole et tourne en rond
                                                                                        2) un chat qui s'avance vers sa gamelle .

 

U N     T E M P S    D E     R É A L I S A T I O N    P L A S T I Q U E

 

On arrive au temps plastique. C'est le temps le plus long, le plus dense et le plus intense  de l'atelier : on se creuse la tête, on dessine, on découpe, on colle ; on décolle et on recommence. On joue avec les formes et les couleurs. C'est un temps pour essayer de nouvelles choses, découvrir de nouvelles matières : des papiers texturés, de la feutrine, des papiers transparents. Pour appréhender de nouvelles techniques et outils : le pistolet à colle chaude(mon outils fétiche <3) le cutter (avec  attention et modération),  les attaches parisiennes... On mixe les couleurs et les matières,  on fait preuve de singularité et d'ingéniosité.

On attache une importance au matériau : la corde de la balançoire est réalisée avec de la ficelle, car cela donne un côté plus authentique. On réfléchit aux différentes échelles, et on mesure.
On se concentre jusqu'au petits détails comme les quatre jambes de l'homme radioactif ou les moustaches translucides du chat.
Même les plus jeunes peuvent se débrouiller "tout seuls" avec des matériaux et des consignes adaptées.

 

U N    T E M P S    D E     P R I S E    D E    V U E

 

Avant la prise de vue définitive, une répétition s'impose. On s’entraîne d'abord sans tablette, juste en bougeant les différents éléments dans le décor, pour voir si tout marche, si rien ne se décolle. Si un découvre un soucis de dernière minute ? Ce n'est pas grave, on trouve une solution ; on change un peu l'histoire ou le mouvement. On s’entraîne ensuite avec la tablette - c'est assez intuitif mais il faut prendre le temps de faire  connaissance avec la machine - pour voir quel est le rendu ; si nos mouvement entre les différentes photos ne sont pas trop brusques ou trop peu visibles. On se débrouille et on comprends par soi-même.

Tout est prêt ? Le décor ? OK. Les personnages ? OK. La lumière ? OK. Le cadrage ? OK. Alors, c'est parti ! 

Pour plus de confort et de facilité, les prises de vues sont réalisées à plusieurs, on partage les rôles. Une personne prends les photos et l'autre bouge les éléments.  Il faut bien communiquer, pour guider son camarade et qu'e l'on ne se retrouve pas avec une photo de main en plein milieu de notre animation ! C'est pas facile le travail en équipe, mais c'est important.

U N    M O M E N T    D E    R E S T I T U T I O N

L'atelier se clôture avec deux moments de restitutions : une restitution inter-groupe (je dois être la seule à appeler ça comme ça) pendant laquelle chacun présente et explique avec ses propres mots (en utilisant généralement le vocabulaire rencontré lors de l'atelier)  sa production au reste du groupe, chacun est libre ensuite de poser des questions et vice versa ; et une restitution ouverte, c'est à dire avec les parents et proches, pendant laquelle chaque participant présente son animation sur la tablette ainsi que le décor qui à servi à la réaliser. La restitution est un moment charnière; les proches ont montré un fort enthousiasme et un grand intérêt pour les animations de tout le groupe.  Tous les participants on retenu le principe et le fonctionnement du stop-motion ; nombreux sont ceux qui vont retenter l'aventure chez eux.

ALLEZ, JE TE VOIS SALIVER D'IMPATIENCE ALORS VOILA LE RESULTAT  :

 

 Tu me pardonneras, je ne suis pas la reine du montage vidéo, je ferais mieux pour les prochaines ! Bisou.

 

 

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