Bilan d'une année en tant que jeune photographe.

19 Jul 2015

La récente interview que m'a proposée Nadia (à lire ici) sur mes débuts dans la vie d'artiste m'a fait réfléchir sur cette première année en tant que photographe plasticienne. Du positif, du négatif, de la joie, et comme toujours avec moi des torrents de larmes.

 

  • Un job :
    J'ai eu la chance de dégoter un travail en tant qu'animatrice, ce qui m'a permis de travailler et de mettre en place des ateliers artistiques et manuels pour les jeunes enfants. Cela m'a aussi permis de payer mon loyer. Et mes chaussures. Mais pas que...  J'aime ces contacts, cette pédagogie, ces partages. J'ai continué à faire des interventions et des ateliers photos pour les adultes de l'I-peicc. Jusqu'à la fin du mois de juillet j'organise aussi des ateliers textiles et photos (je vais leur apprendre comment photographier des fantômes huhu) au château Sabatier d'Espeyran, dans le cadre des portes du temps. Il y a aussi des ateliers à venir avec l'Ecole des Beaux Arts de Sète.. Et l'an prochain, si tout se passe bien, des initiations à la photo pour les enfants et adultes... 


    Une chose est sûre : les ateliers et l'animation culturelle sont des choses que je compte développer.

Exemple de photos faites lors d'un atelier à l'école des Beaux Arts de Sète

 

  • Des expositions :

    - La Galerie St Ravy (montpellier) avec Jimmy Richer
    - Les 4èmes croisées créatives grâce à l'asso En Aparté (toulouse)
    - Trans-lucide au musée Atget avec les copains de Skéné (montpellier)
    - La nuit des musées à Espeyran encore avec Jimmy Richer (St Gilles)

     

Les expositions c'est important. Surtout lorsqu'on est sorti de l'école. C'est surtout un prétexte pour réfléchir et se lancer sur de nouvelles pistes de travail, sur de nouveaux défis. Concrètement cela nous permet de nous confronter à de nouvelles modalités de présentation et d'accrochage. Et surtout d'avoir des retours très différents sur le travail ; et de comprendre qu'il y a plein de gens très différents qui vont voir les expos et qui vont appréhender le travail de manières toutes très différentes. Que tout le monde n'est pas doctorant en art contemporain (ouf!) et ça, c'est important de s'en rendre compte. Pour moi, cela me permet encore de travailler mon expression orale et de diminuer mes bafouillements face au public.

 Vue d'expo Les 4èmes croisées créatives

  • Une résidence d'artiste : 
    J'ai effectué une résidence au château Sabatier d'Espeyran et j'y ai produit une série de 6 photographies, Les confineries. Les résidences aussi c'est important ; ça permets de prendre du temps hors de la vie - des pipis et des goûters - pour produire. Et puis bon comme généralement c'est tout un packaging avec un lieu, un budget, une expo a la clé etc... C'est bien quoi. Très honnêtement, sans cette résidence à Espeyran, je n'aurais jamais produit mes Confineries.

    Mais comment trouver des résidences ? Remplir des dossiers, remplir des dossiers et oh, remplir des dossiers. (Jusqu'ici, pas mal de réponses négatives.)
    Un dernier petit conseil : Ne pas être innocent et naïf, faire attention aux côtés administratifs. Lisez tout. Et s'il n'y a rien à lire...  Tout simplement n'y allez pas ;)  

     

  • De l'administration :
    Pire que le formulaire A38, j'ai découvert les numéros de siret, l'URSAFF, la maison des artistes, les pré comptes, les devis, les factures... Un mot : RELOU. Un autre mot : NECESSAIRE. Sans commentaire de ma part.

    Des photos :

  • Je n'ai pas produit énormément de photos cette année, à mon grand regret. (La série des confineries + La femme Carpe + Baptiste et le non adieu). C'est en partie dû au fait que je travaille pas mal à côté ; mais aussi par ce que j'ai tendance à avoir envie de me lancer dans des mises en scènes de plus en plus compliquées, et coûteuses. Alors forcément, ça me prends du temps et de l'argent. Heh ! Je suis néanmoins sur le point de réaliser une 3ème pleureuse.

 Je ne produis pas beaucoup, mais mon carnet de croquis déborde.

 

  • Une folle équipe :
    Que ce soit mes copains préférés ;  toutes les adorables nanas qui posent pour moi ; toutes mes copines qui me trouvent des bon plans et me soutiennent plus que moi même je me soutiens ; ceux qui font des petits stages avec moi ; ceux qui sont loin (ou qui sont près) et qui m'achètent mes petits tirages ; et mon PAPA (voilà, c'est dit) tous sont là pour moi.  Et c'est sympa..

     

  • A venir :
    - De nombreux autres ateliers photos et art plastique (& STAGES POUR ADULTES)
    - Le SUMMER CAMP à Bassillac, ce mois d'août <3
    - Une résidence au Maroc en octobre pour travailler sur Aïcha Kandicha


    Je suis une nana plutôt négative, alors pour résumer cette année je vais dire "Boah, ça aurait pu être pire." En somme on peut dire que cette année, j'ai découvert la vie : que je me suis concentrée sur comment essayer de ne pas mourir de faim. (Et sur comment m'acheter des chaussures aussi, c'est important les chaussures.) Aussi j'ai essayé de superposer plusieurs emplois du temps et plusieurs casquettes : parfois ça m'a stimulée, parfois je me suis ramassée en beauté. Ceci dit, les projets se montent et avancent petit à petit, ça mets du temps. Et je suis un peu jeune aussi. Mais il faut le temps de s'adapter dit on. Alors si même parfois il y a des petits coups de blues, je me dis que je vais quand même continuer, parce que ça me plait. Et que même si, parfois, moi - même je n'y crois plus, il reste des gens qui y croient à ma place.

    Alors maintenant tu es prévenu(e) : la vie d'artiste c'est pas de tout repos, ça consomme beaucoup de pâtes et de déo.

 

 

 

 

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