La fille aux mouches.

23 Jan 2015

A SAVOIR : Le château d'Espeyran se trouvant en pleine camargue il n'échappe pas aux invasion de moustiques. A l'époque, lorsque les résidents partaient à la chasse, les attaques de moustiques étaient tellement nombreuses et virulentes, qu'ils étaient obligés de se vêtir de tenues semblables à celles des apiculteurs. De même, lors de ma première visite au château mes jambes tout d'abord ainsi que mon coprs tout entier se sont transformés, en l'espace de quelques minutes, en des champs de bataille géants.

 

Je travaille depuis un bon moment sur ma prochaine photo, La fille aux mouches. Evidemment j'ai très envie qu'elle soit dans la lignée de la précédente photo, mais pas trop non plus, parce que sinon on s'ennuierai follement. Il y a plus d'un mois d'écart entre les deux prises de vues, mais il faut avouer que ce n'est pas évident d'avancer mes photographies à côté de mon emploi alimentaire. Je travaille désormais lentement, c'est quelque chose que je n'avais pas pris en compte lorsque j'avais affiché fièrement ma volonté mettre en place en série d'une dizaine de photographies. J'ai revu a la baisse le nombre de mes futures réalisations, ça sera plutôt de l'orde de 5 ou 6 images.

Je me suis beaucoup inspirée de la peinture flamande pour réaliser  cette image, notamment au niveau de l'ambiance et de la lumière. Pour le maquillage, des yeux de biches méga innoncente style 60's et une bouche plutôt pâle. Une coiffure impeccable ; bien grasse et lisse comme ja la voulais, aisément réalisée par Anaïs. Et Johanne, une modèle relax et impertinente au possible ; parfaite.

Je me suis plutôt amusée, petite impertinente que je suis, à réaliser une collerette en rouleau de papier toilette. C'est mon pied de nez personnel face à la bien trop futile - à mon goût - recrudescence d'accessoires classiques en photographie en ce moment. Pour moi, cela ne sert strictement à rien de piocher dans l'ancien si c'est pour ne rien y apporter de nouveau. Tsss. (A voir : les collerettes de VIKTOR&ROLF qui se jouent des collerettes classiques.) C'est une vraie collerette, une qui t'enserre le cou et qui t'emmerde bien comme il faut.
 

 Je n'ai pas pu m'empêcher de faire les liens entre les mouches collantes et bourdonnantes et les mouches de beautés. J'ai pas mal lu sur les mouches factices, qui à l'époque étaient placées à tel ou tel endroit sur le visage apprété pour signaler telle humeur ou tel trait de caractère. Sur mon image, des mouches colorées se sont agglutinées sur Johanne. (Petit clin d'oeil à la vraie mouche qui a voulu venir avec les autres !)

 

Cette image est, en terme de shooting, beaucoup moins timide que la première. Je suis un peu plus à l'aise avec le château et son fonctionnement. Je me suis permise de bouger des meubles, et d'aller chercher des objets dans d'autres pièces et ce, pour le plus grand bien de mon image.

 

Sur les photos backstage de Morgan on peut voir que 1) j'ai eu un beau cadeau gonflable 2) Johanne fait preuve d'une photogénie irréfutable 3) l'équilibre précaire avec lequel nous avons réhaussé la chaise et le broc à eau. (Par "précaire" j'entends "ingénieusement et avec des moyens simples.) 4) j'ai toujours ma super équipe lumière/vilainerie avec moi.

Maquillage/outfit : Anaïs Armelle Guiraud

Coiffure : Anaïs Faure

Modèle : Johanne Mourier
Lumières & backstage : Morgan Laverre

Assistants vilainerie : Morgan Laverre et Jimmy Richer

 

 

 

 

 

 

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